C'mon Feet - Episode 10 - Tron

La version anglaise suit le français.

Auteur et traducteur: Habib Siam - Photographie: Tron - Art: Tracy Siam - Musique: Sandhill

Auparavant sur C'mon Feet.

C'mon Feet OTH bannière C'mon Feet Tron OTH 1

Je ne savais pas trop quoi penser de Tron les quelques premières fois qu'ou on s'est rencontré. Les grands de taille peuvent être distants. Je sais par expérience, mais mon gars avait une propension pour les mots plutôt éparse. Il omettait parfois les salutations verbales en faveur d'un hochement de la tête, ou d'un clignotement des yeux momentané pour signaler son accord. Je n'arrive pas à déterminer si Tron était réservé ou un peu antisocial, mais peu importe. Il prenait de méchantes photos, et le reste, j'étais prêt à le tolérer. Plus tard, quand j'ai appris que le photographe faisait partie de Mook Life, un collectif d'artistes locaux lâchement assemblé, ça fait d'être moi apparu plus logique. Ces gars-là sont… un tout petit peu différents, et c'est probablement pour ça que les mooks sont parmi mes personnes préférées dans cette ville. De Pro-V et Buddha Blaze, à Stantroitsky et CeasRock, ces Montréalais un peu décalés sur une vision unique, une entente décentrée du monde, qui est en même temps distinctif et rafraichissante. Tron n'en pas une exception. 

C'mon Feet Tron OTH 2 C'mon Feet OTH Tron 3

«Mon vrai nom est un peu trop banal», rigole le natif du coté Ouest en expliquant les origines de son pseudonyme. Son surnom dérive d'une ligne célèbre de FUBAR, un documentaire canadien de Michel Dowse. « Tron Funkin souffle », Tag un des protagonistes sur l'asphalte. Il se peut aussi qu'il y ait une connexion au film Disney où Jeff Bridges se retrouve piégé dans un jeu vidéo. Au fil des années, l'homme responsable pour la palette visuelle de C'mon Feet a développé une longue liste de variations. Sur un Tronald MacDonald, «parce que j'aime vraiment les cheeseburgers, après tout», Harry Tronick Junior, Genghis Tron, et le douteux Tron Madden '96. Il y a quelques suggestions qu'il a du refuser poliment - parmi celles-ci sont Eltron John et Elton Tron. «C'est un peu parti dans tous les sens», se marre-t-il. «Plus ou moin, tu dis Tron et tout le monde… bon, pas tout le monde, je ne suis pas Kanye mais… tu sais, les gens savent de qui tu parles».

Les noms d'emprunts sont espiègles, un coté de la personnalité de Tron qui a fait de chacun de nos shoots une expérience mémorable. Quand je l'interroge sur son approche de la documentation de quartiers et des gens qui y habitent, je commence à mieux comprendre comment des identités multiples peuvent être utiles dans des environnements différents. «Il s'agit vraiment (…) de descendre au niveau de la rue», Tron élabore sur ce qui est fondamentalement une philosophie d'anthropologue. «L'essentiel est de se fondre dans la société autour de soi». C'est pour ça que Tron s'embarque sur ses expéditions photo avec son appareil photo, un objectif qu'il surnomme le G-Unit, et une paire de paniers confortables. Sans carte et sans assortiment d'équipement, ou quoique ce soit qui indique qu'il vient d'ailleurs. Le comportement des gens change quand ils aperçoivent un regard d'étranger. Cette conscience de soi rend difficile de capturer ce que Tron appelle des moments distinctifs, des événements naturels et aléatoires.

C'mon Feet Tron OTH 4 C'mon Feet Tron OTH 5

Tron shoot littéralement de la hanche, pour emprunter une expression américaine. Un viseur devient presque obsolète quand on utilise le même objectif fixe depuis plus de 3 ans. Cerveau et vision reconditionnés, Tron voit pratiquement tout dans ce format 50 mm, sans zoom. La caméra est une extension de son corps, un membre en premier qu'il manipule avec dextérité et une subtilité extrême. Il y avait des fois où j'étais debout, à coté de lui, ignorant le fait qu'il prenait des photos. Mais ça c'est Tron, toujours prêt à saisir le moment et jamais trop concerné par les imperfections mineures. «Prendre des photos: parfois il s'agit de plus que la qualité de la photo ou du cadrage. C'est vraiment plutôt ce moment figé et sa représentation », dit-il, en distinguant entre l'acte de prendre une photo et le processus organisé d'en faire une. Le coté plus introspectif du photographe continue de lutter avec un problème qui concerne tout le travail artistique: «Tu peux pas saisir la vie. Personne n'a réussi à la faire. »   

C'mon Feet Tron OTH 7 C'mon Feet Tron OTH 8 C'mon Feet Tron OTH 8

Je ne savais pas quoi faire de Tron lors des premières rencontres. Les personnes de grande taille peuvent être distantes. Je le sais par expérience, mais la propension de mon homme aux mots était assez clairsemée. Parfois, il faisait des salutations verbales en faveur d'un signe de tête, peut-être un clin d'œil momentané de reconnaissance. Je ne pouvais pas dire si Tron était réservé ou un peu antisocial, mais cela importait peu. Il avait un jeu de lentilles moyen, et tout le reste, je le supporterais volontiers. Lorsque j'ai appris plus tard que le photographe faisait partie de Mook Life, un collectif d'artistes locaux à mailles lâches, son comportement avait plus de sens. Ces mecs sont… juste un peu différents, c'est probablement pourquoi certaines de mes personnes préférées dans cette ville sont Mooks. De Pro-V et Buddha Blaze, à Stantroitsky et CeasRock, ces Montréalais excentriques ont une vision unique, une vision décentrée du monde, qui est both distinctif et rafraîchissant. Tron n'est pas différent.

C'mon Feet Tron OTH 9 C'mon Feet Tron OTH 10

"Mon vrai nom est un peu trop basique", plaisante le fils natif du West Side en expliquant les origines de son surnom. Le surnom s'inspire d'une ligne célèbre du documentaire canadien FUBAR de Michael Dowse. «Tron funkin blows», l'un des protagonistes pulvérise de la peinture sur l'asphalte. Il peut également y avoir ou non une connexion au film Disney où Jeff Bridges est coincé dans un jeu vidéo. Au fil des ans, l'homme derrière la palette visuelle de C'mon Feet a développé une longue liste de variations. Nous avons Tronald MacDonald, «parce que j'aime en fait les cheeseburgers», Tronald Trump, Harry Tronick Junior, Genghis Tron et le fragile Tron Madden '96. Quelques suggestions qu'il a poliment rejetées - Eltron John et Elton Tron en sont deux exemples. "C'est un peu partout", glousse-t-il. "Plus ou moins, tu diras Tron et tout le monde ... enfin, pas tout le monde, je ne suis pas Kanye, mais ... tu sais, les gens savent de qui tu parles."

Les alias sont ludiques, un côté de la personnalité de Tron qui a fait des expériences mémorables à chaque tournage. En posant des questions sur son approche de la documentation des quartiers et des gens qui s'y trouvent, je commence à comprendre comment plusieurs personnages peuvent être utiles pour différents environnements. «Il s'agit vraiment (…) de descendre au niveau de la rue», Tron décrit ce qui est essentiellement une philosophie anthropologique. "La véritable essence se fond dans la société qui vous entoure." C'est pourquoi Tron se lance dans ses expéditions photo avec un appareil photo, un objectif unique qu'il appelle le G-Unit et une paire de baskets confortables. Pas de cartes ni d'assortiment d'équipement, ni rien d'autre qui crie de l'extérieur. Le comportement des gens change lorsqu'ils sont conscients d'un regard étranger. Cette conscience de soi rend impossible de saisir ce que Tron appelle des moments distinctifs, des événements naturels et très aléatoires.

C'mon Feet Tron OTH 11 C'mon Feet Tron OTH 12

Tron tire littéralement depuis la hanche. Un viseur est presque obsolète lorsque vous utilisez le même objectif fixe depuis plus de 3 ans. Cerveau et vision reconditionnés, Tron voit pratiquement tout dans ce format 50 mm sans zoom. La caméra est une extension de son corps, un membre bonus qu'il manipule avec dextérité et subtilité. Il y a eu des moments où je me tenais à côté de lui, sans savoir qu'il s'éloignait. C'est Tron cependant, toujours prêt à tirer et jamais trop inquiet des imperfections mineures. «La capture de photos ne concerne parfois pas la qualité de la photo ou du cadre. Il s'agit beaucoup de ce moment et de la représentation », dit-il, distinguant l'acte de prendre une photo du processus mis en scène pour en faire une. Le côté le plus introspectif du photographe continue de se débattre avec un problème qui concerne la plupart des artistes: «Vous ne pouvez pas capturer la vraie vie. Personne ne l'a compris. "    

Laisser un commentaire

Continue shopping
Your Order

You have no items in your cart